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Qu’entendons-nous par méthodes amicales et positives en éducation canine ?

Si nous nous intéressons à l’éducation canine, nous observons une évolution et une prise de conscience des éducateurs de chiens de compagnie en France depuis les 20 dernières années qui vous parlerons volontiers d’approches amicales et positives pour l’éducation et la rééducation comportementale se démarquant d’un savoir empirique qui se transmettait de générations en générations…

Ce savoir prenait bien souvent sa source dans des recettes transmises par une expérience de terrain révélatrices d’une vision des rapports sociaux et culturels que les humains entretenaient entre eux au quotidien, cautionné par un regard superficiel de l’idée de ce qui séparait l’homme de l’animal : son inculture, son manque de sens moral, un panel émotionnel diminué et un mode de communication intraspécifique basé uniquement sur des notions de dominant/dominé. Ces croyances ont légitimé et légitiment encore parfois aujourd’hui un rapport de force brutal pouvant aller jusqu’à la maltraitance animale.

Cette prise de conscience d’une autre forme d’éducation canine a bouleversé ces anciens principes. Les éducateurs ont évolué et tendent vers une maîtrise des techniques d’apprentissage pour améliorer leur relation à l’animal. Ils ont affiné leur regard sur les capacités cognitives des chiens et s’appliquent à donner envie à l’animal de coopérer avec l’homme plutôt que de l’y forcer.

Ainsi le statut du chien auprès de l’homme a considérablement évolué. Il est maintenant considéré par la plupart des éducateurs comme un individu unique et une attention et observation toute particulière sur sa façon d’appréhender son environnement est évaluée lorsque l’éducateur ou le maître interagit avec lui.

On admet volontiers aujourd’hui qu’un chien possède un ressenti et un panel d’émotions riches et les différents tempéraments consentis à l’animal obligent les éducateurs à s’adapter à l’animal qui est en face d’eux. L’idée est que l’animal ait envie d’interagir et qu’une relation de confiance s’installe avant de s’attacher à ce qu’il exécute les exercices demandés.

Une prise de conscience s’est faite avec la certitude que la façon la plus fiable d’éduquer de façon intelligente, indépendante et respectueuse de leur bien-être émotionnel et physique était de comprendre comment les chiens apprennent pour ensuite s’adapter et nous intéresser à l’individu unique avec lequel nous sommes en interaction.

L’éducateur d’aujourd’hui s’adapte, essaye de comprendre pourquoi le chien refuse d’exécuter tel ou tel exercice. Qu’est-ce qui pourrait le faire changer d’avis ou qu’est-ce qui pourrait lui donner envie de dépasser ses peurs et ses craintes. On est attentif à ce qui le bloque, le stresse, l’insécurise et le motive à obtenir ou à éviter.

Décider d’employer des méthodes amicales et positives en éducation :

  • c’est décider d’interagir avec le chien en respectant son état émotionnel, mental et physique,
  • c’est ne pas dissocier comportement et éducation,
  • c’est en apprentissage, s’arrêter sur le fond (comportement, émotion et caractère) afin de prévenir la plupart des problèmes de comportement plutôt que sur la forme (assis, couché, debout),
  • c’est regarder le chien avec lequel on interagit comme un individu unique et sensible.
  • c’est décider de ne pas faire à son chien ce que nous n’aimerions pas que l’on nous fasse ou décider de faire à notre chien ce que nous aimerions que l’on nous fasse,
  • c’est ne pas demander à notre chien d’être copain avec nous, mais tout faire pour qu’il soit copain avec nous,
  • c’est avoir un regard empathique sur la façon dont on lui apprend la meilleure façon de se comporter,
  • c’est vouloir comprendre, au-delà d’un comportement, ce qui le motive,
  • c’est toujours définir notre intention derrière nos actes,
  • c’est s’enrichir aussi bien de la façon dont le chien interagit avec nous que de notre façon de communiquer avec lui
  • c’est faire la connaissance avec les lois scientifiques en l’apprentissage.
  • c’est mesurer à quel point nous sommes tous interconnectés en tant qu’espèces,
  • c’est œuvrer pour le bien-être animal.

Vouloir définir les méthodes amicales et positives en éducation, c’est se placer tout aussi bien d’un point de vue philosophique, sociologique, scientifique, intellectuel voire humaniste.

En conclusion, il paraît de toute évidence fondamental d’intégrer que l’important, lorsque nous interagissons avec les chiens, n’est pas la façon dont ils se comportent, mais bel et bien la façon dont nous allons réagir à leur comportement et nous comporter avec eux.

Si nous nous attachons à comprendre ce qui motive le comportement des chiens, ce qui motive notre réaction face à leur comportement et si notre intention est de leur enseigner la meilleure façon de se comporter dans un environnement leur demandant de contrôler la plupart de leurs comportements spontanés tout en leur offrant l’opportunité de donner le meilleur d’eux-mêmes, alors nous entrons dans une fabuleuse histoire qui s’appelle : communication, apprentissage et relation avec un individu appartenant à une autre espèce animale que la nôtre.

Auteur : Catherine Collignon – Éducateur spécialisé en rééducation comportementale Auteurs de plusieurs livres et vidéos – www.animalin.net

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