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L'assurance santé animale vue par les vétérinaires - étude qualitative

Une enquête qualitative auprès des vétérinaires praticiens en canine français a montré que 100% des vétérinaires connaissaient l’assurance santé animale. Comment jugent-ils la relation qu’ils entretiennent avec les assureurs ? Pensent-ils à une collaboration avec l’assurance santé animale ou uniquement à des contraintes en découlant ?

Les avis des vétérinaires praticiens français sont partagés. Si certains ne voient aucun désavantage à l’assurance santé animale pour leur exercice, d’autres la conçoivent comme un temps de travail additionnel qui n’apporte pas de plus-value à l’exercice de leur métier ou à la qualité des soins qu’ils prodiguent.

Du travail en plus et de mauvaises habitudes prises par les clients

En effet, certains vétérinaires jugent que c’est du travail supplémentaire et contraignant, du fait non seulement des feuilles de soins à remplir, mais également d’un nombre trop important de clients assurés qui se rendent chez le vétérinaire inutilement.

De plus les vétérinaires sont parfois démunis devant les différents contrats des assureurs et manquent d’informations les concernant pour conseiller leurs clients. Enfin, certains clients assurés demandent un encaissement des chèques seulement une fois le remboursement par l’assureur effectué, ce qui pose problème pour la comptabilité de la clinique.

Une communication sur l’assurance santé animale plus ciblée vers les vétérinaires permettrait à assureur et vétérinaire de cibler leurs enjeux communs et d’évoluer dans le même sens, ayant pour objectif partagé l’amélioration de la santé animale.

Les feuilles de soins : un outil perfectible ?

Une des principales contraintes perfectibles de la part des assureurs est la feuille de soins. En effet, celle-ci est jugée parfois trop compliquée, manquant de clarté et trop hétérogène selon les différents assureurs. Selon une étude parmi les vétérinaires français, c’est la plupart du temps les ASV qui pré-remplissent la feuille de soin et le vétérinaire qui intervient ensuite.

Les ASV et les vétérinaires, par manque de formation et d’explication de la part des assureurs, ne savent pas toujours remplir correctement la feuille de soins. Ils craignent que le moindre mot soit mal interprété et conduise à un non remboursement. Un travail sur la simplification, la clarification et l’homogénéisation des feuilles de soin permettrait aux assureurs de mieux comprendre ce qu’explique le vétérinaire et réciproquement.

De plus, certaines compagnies d’assurance sont en mesure de proposer un service informatique qui permet de remplir la feuille de soins automatiquement grâce au suivi de la consultation et fait ainsi gagner du temps au vétérinaire et à l’assureur, l’interprétation de la feuille de soins étant alors facilitée.

Et tout de même de réels atouts pour les clients et les patients

Rappelons néanmoins que 60% des vétérinaires jugent qu’il n’y a pas de désavantage à l’exercice de leur profession à avoir un nombre croissant de clients assurés et que 30% d’entre eux ne voient aucune contrainte liée à une clientèle assurée. Plus encore, 80% d’entre eux voient en l’assurance santé animale un moyen d’augmenter la qualité des soins qu’ils prodiguent et un avantage pour la profession vétérinaire.

En effet, les clients assurés vont plus loin dans les soins prodigués à leur animal et hésitent moins à emmener leur chien ou chat en consultation vétérinaire quand cela ne va pas. L’animal est donc conduit plus tôt chez le vétérinaire et suivi plus longtemps si nécessaire. La qualité de la santé animale est donc nettement augmentée.

De plus, les clients sont rassurés, la relation avec le vétérinaire est plus apaisée. Les propriétaires sont donc plus à l’écoute de leur vétérinaire quant aux démarches à suivre pour leur animal, ayant l’esprit plus libre au sujet l’impact financier que cela peut avoir.

Rédigé par Alexandra Fieux, Etudiante vétérinaire en 3ème année à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA), Présidente de ProVéto Junior Conseil, Junior-Entreprise de l’EnvA

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