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Les promenades au printemps : quelques précautions à prendre mais des solutions simples !

Avec les beaux jours, nous pouvons enfin sortir ! Nos compagnons à quatre pattes aussi : le chat casanier en hiver reprend son instinct de chasseur et explore son territoire, tandis que chiens, furets ou encore cochons domestiques sont ravis de partager de grandes promenades avec nous en pleine nature.

Néanmoins, pour préserver la santé de nos petits êtres si chers, il faut prendre quelques précautions.

NOS ENNEMIS DU PRINTEMPS

1. Les parasites

La chaleur et l’humidité du printemps sont des facteurs idéaux pour la prolifération des parasites externes des carnivores domestiques :

  • Les puces

On le sait, leur piqûre provoque des démangeaisons à votre animal. Ce que l’on sait moins, c’est que les puces transmettent également la larve d’un vers intestinal, le Ténia, qui peut provoquer des troubles digestifs.

Elles sont également responsables de la DAPP, la Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces.

Les puces sont aussi bien présentes à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre habitat.

  • Les tiques

Elles sont très présentes en forêts et dans les champs d’herbes hautes. C’est un parasite qui se nourrit du sang de votre animal, comme la puce. La tique peut transmettre un parasite sanguin, le babesia. Cette transmission peut provoquer une maladie appelée la piroplasmose, souvent grave et potentiellement mortelle. Attention, une tique doit être retirée avec une pince adaptée !

  • Les aoûtats

Ils ne transmettent pas de maladies, mais procurent aux animaux infestés d’intenses démangeaisons.

Ils se présentent sou la forme de microscopiques points orangés, surtout entre les doigts et sur les oreilles de vos compagnons. Attention, vous pouvez être infesté vous aussi !

  • Les phlébotomes

Une variété de moustiques surtout présents dans le sud de la France. Ils sont à prendre très au sérieux. En effets, ils peuvent transmettre la leishmaniose, maladie grave et presque incurable.

Il est indispensable, pendant cette période printanière, que votre animal soit correctement traité contre ces parasites. Demandez conseil à votre vétérinaire !

2. Les allergies

Tout comme chez les êtres humains, avec le printemps arrive la saison des allergies :

  • Certaines plantes ou pollens peuvent provoquer différents signes chez votre animal (démangeaisons, les yeux ou le nez qui coulent).
  • Parfois un chien ou un chat va se gratter de façon extrême au même endroit, jusqu’à retirer les poils et souvent se blesser. C’est ce qu’on appelle un « hot spot ». Ce type de réaction allergique doit donner lieu à une consultation vétérinaire, pour soulager au plus vite l’animal.
  • Une réaction allergique peu courante est l’urticaire, souvent causées par des piqûres d’insectes. Ce phénomène est plus fréquent chez le chien : des bosses vont apparaître sous la peau et l’animal va se gratter très intensément.

L’urticaire est un symptôme d’urgence car le cou peut se mettre à gonfler et gêner la respiration. Vous devez conduire rapidement votre animal chez un vétérinaire.

  • Les causes d’allergies sont nombreuses, et parfois difficiles à identifier et à traiter. Si vous avez un chien allergique toute l’année, ou « chien atopique », la présence des plantes et insectes printaniers peuvent possiblement aggraver ses symptômes. Il est donc très important à cette période de suivre à la lettre les recommandations de votre vétérinaire sur son traitement, sa nourriture et son traitement antiparasitaire.

Si vous constatez l’un de ces symptômes sur votre animal, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.

3. Les épillets

L’épillet est l’« épi » d’une graminée qui pousse surtout au printemps et en été, et se présente sous forme d’herbes hautes.

Les petites parties de l’épi se détachent très facilement, pour devenir un épillet. Grâce à ses longs brins, l’épillet se fixe très facilement sur les poils des chiens qui s’amusent dans l’herbe, surtout si le poil du chien est long ou mi-long. Sa tige rigide et piquante lui permet de piquer la peau de l’animal et d’y rester.

Ses endroits de prédilection sont :

  • Les espaces entre les doigts
    L’épillet crée une ouverture dans la peau et remonte petit à petit sous la peau. Ceci est très douloureux pour le chien et peut causer une infection. Si l’épillet remonte loin sous la peau, une intervention sous anesthésie est indispensable pour le retirer.
  • Les oreilles: L’épillet se fixe aux poils des oreilles pour continuer sa course jusqu’au conduit de l’oreille, dans lequel il va se fixer et continuer à avancer.
  • Votre chien va présenter de la douleur : couinements, grattage de l’oreille, secouage de la tête. Parfois, chez des chiens peu démonstratifs, l’épillet ne sera détecté que lorsque le vétérinaire examinera l’oreille pour une otite infectée.
  • Pour retirer un épillet d’une oreille, une anesthésie générale est indispensable.

Après une promenade, il est bon d’examiner le pelage de son chien ou de son chat, et même de le brosser, pour vérifier l’absence d’épillet. Ils peuvent aussi s’introduire dans n’importe quelle orifice corporel (nez, œil, etc).

DES SOLUTIONS SIMPLES

1. Traiter votre animal contre les parasites externes

Colliers, pipettes, comprimés… Il existe de nombreux antiparasitaires adaptés à l’espèce, au poids, au lieu de vie de votre animal et aux parasites visés. Votre vétérinaire saura parfaitement vous indiquer ce qui convient le mieux à votre animal.

2. Brosser votre animal et inspecter son pelage après chaque promenade.

N’oubliez pas les oreilles, le ventre et de regarder sous la queue ! Vous détecterez ainsi parasites ou épillets !

3. Consulter votre vétérinaire

Si vous constatez que votre animal se gratte plus que d’habitude. Des traitements peuvent le soulager rapidement et durablement.

N.B. : Attention, une tique doit être retirée avec une pince adaptée !

BONNES PROMENADES EN TOUTE TRANQUILLITÉ !

Dr Marion HOUARD, Vétérinaire et Responsable Formation SUP-VETO Paris

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